Le temps de l'Avent

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AVENT: Qu'attendons-nous?

 Nous entrons dans le temps de l'Avent, marqué par la figure de Marie qui attend son enfant. Mais nous, qu'attendons-nous ? 

L'Avent est un temps d'attente, et c'est pourquoi on peut considérer ce temps liturgique comme un temps de gestation. Mais ce temps est marqué par la figure de Marie, la femme qui attend la naissance de Jésus : or la Tradition voit dans la personne de Marie en attente de la naissance de Jésus, une figure de l’Église qui attend la réalisation des promesses. 

C'est ce qui peut nous inviter à considérer l’Église comme un corps en gestation. Qu'est-ce que l’Église attend vraiment ? Ici il faut ajouter aussitôt, qu'en parlant de l’Église, on considère non pas une institution extérieure, sociale et politique, comme on parlerait d'un syndicat, d'un parti politique, ou d'une région, mais l'ensemble des chrétiens, et donc nous-mêmes, chacun comme membres du corps. 

Si l’Église est en gestation, c'est d'abord parce que Dieu est venu à la rencontre de l'humanité. Depuis que Dieu est entré dans l'histoire des hommes - et c'est le sens des alliances de l'Ancien Testament, avec Abraham, avec Moïse, et surtout depuis que Dieu, en Jésus de Nazareth, s'est manifesté dans la chair - le monde est en gestation. Et qu'est-ce qui est en train de naître ? La joie d'une rencontre, la joie de Dieu qui découvre en Jésus l'humanité accomplie, la joie de l'homme qui découvre en Jésus la promesse que Dieu lui a faite.

Dire que l’Église est en gestation, c'est donc en fait se laisser décentrer en tournant nos regards vers Dieu qui est venu à la rencontre de l'humanité

En réalité, le temps de l'Avent est moins un temps où l'on fait mémoire de la naissance de Jésus dans la chair, qu'un temps où l’Église oriente nos regards vers la venue du Christ à la fin des temps. Une venue dont la naissance à Bethléem était la première réalisation, qui surtout annonçait la venue plénière à la fin des temps.

La première, c'est donc la naissance de Jésus à Bethléem il y a un peu plus de 2000 ans. Dieu s'est fait homme parmi les hommes. La deuxième venue, c'est l'attente du retour du Christ dans la gloire. Nous le chantons au cœur de l'Eucharistie : "nous attendons ta venue dans la gloire".

La gestation dont nous faisons mémoire durant l'Avent, ce n'est pas seulement celle de Marie, mais celle du Royaume. On sait que dans l’Évangile, Jésus parle du Royaume de Dieu avec des images, la graine de moutarde, la levure qui fait lever la pâte : des images qui disent la gestation du Royaume. Si l'on peut dire que l’Église est en gestation, c'est parce qu'elle attend et prépare le Royaume dont elle est déjà une certain réalisation.

C'est pour cela que la fin de l'année liturgique rejoint le début. Ce que nous allons célébré le premier dimanche de l'Avent et ce que nous avons célébré lors de la fête du Christ Roi de l'univers, se rejoignent intimement : l’Église attend la réalisation du Royaume de justice et de paix inauguré par la Pâque du Christ. 

Profitons de ce temps de l'Avent pour nous préparer à vivre la venue du Christ dans la Gloire et pour cela soyons nombreux à participer aux temps d'adoration à 18h00 et aux temps des vêpres à 18h30 tous les dimanches à partir du 02 décembre 2018 en l'église St Maurice.

 

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