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L'Avent, loin d'être un temps de pénitence est un temps de réjouissance.

Les chrétiens proclament que le Messie va vrai venir et que le règne de Dieu est à notre portée. Pendant ces semaines nous sommes invités à préparer tranquillement i coeurs et nos vies à la venue du Fils de Dieu dans notre chair. En ce 3e dimanche de l'Avent connu sous le nom du « Dimanche de la Joie », portons notre attention sur deux thèmes importants qui se trouvent dans les lectures des Ecrituri l'expression biblique « fille de Sion » et la signification de « se réjouir ».
Le texte riche de la première lecture du prophète Sophonie (3,14-18a-20) parle de la « fille de Sion », la personnificatior la ville de Jérusalem. Prenons le temps de réfléchir sur le sens de ce titre de la ville sainte et voyons comment et pourqu l'Eglise attribue ce titre à Marie, Mère du Seigneur.
Pour les prophètes, la « fille de Sion » était l'épouse du Seigneur lorsqu'elle a observé l'Alliance. Le rôle de Marie comme fille de Sion », de même que pour chacun de ses rôles au sein du peuple de Dieu, ne peut jamais être compris indépendamment du Christ et de l'Esprit donné à l'humanité en mourant sur la croix. Lumen Gentium dit que toute théol et piété mariale appartiennent au mystère du Christ et au mystère de l'Eglise.
Marie « fille de Sion » est l'archétype de l'Eglise en tant que épouse, vierge et mère. Ce n'est pas seulement une virginitÉ
fidélité uxcrituresLouverture envers les autres et la purete de foi. Les paroles de Marie aux serviteurs du banquet de noce à Cana (Jn 2,1-12) sont une invitation à tous les peuples à devenir une partie du nouveau peuple de Dieu. Marie est la nouvelle « fille de Sion » parce qu'elle a invité les serviteurs obéir parfaitement au Seigneur Jésus. A Cana, cette nouvelle « fille de Sion » a parlé au nom de tous. A ces deux momer à Cana et au Calvaire, (dans l'évangile de Jean) Marie représente non seulement sa maternité et sa relation physique av son fils, mais aussi son rôle hautement symbolique de « Femme » et « Mère,» du peuple de Dieu.
Dans la seconde lecture de ce dimanche, saint Paul nous dit de nous réjouir sans cesse dans le Seigneur (Phil 4,4-7; voir aussi Phil 2,18; 3,1; 4,4). La joie à laquelle nous invite Paul forme le coeur du temps de l'Avent. Nous devons toutefois nc demander : de quoi les chrétiens persécutés devaient-ils se réjouir? Ils devraient se réjouir de leur relation avec le Seigneur, qui peut même devenir plus forte et plus intime dans les périodes de persécutions. Leur joie n'est pas liée aux circonstances; en vérité, elle est souvent en dépit des circonstances. Elle est plutôt dans le Seigneur. La joie jaillit d'une profonde et confiante relation avec Dieu qui porte le croyant à travers toutes sortes d'épreuves et tribulations. Se ré7jÔuir dans le Seigneur est une sorte d'adoration, adoration qui prend la forme de prière. Se réjouir mène constamment à la prh et à la louange répétée. Puisque Saint Paul réfère à l'action de grâce après avoir mentionné la prière, il est probable que I terme « prière » renvoie aux demandes à Dieu sous toutes ces formes, peut-être en intercédant pour soi-même et pour IE autres. -
Pour conclure voici les paroles de Saint Paul VI en 1975 dans sa prodigieuse exhortation apostolique sur la joie chrétienne Gaudete in Domino:
Marie a saisi, plus que toutes autres créatures, ce que Dieu accomplit de plus merveilleux : Son nom est saint, il montre s miséricorde, il élève les humbles, il est fidèle à ses promesses. Ce n'est pas que sa vie sorte de l'ordinaire mais elle médit moindre signe de Dieu, les gardant dans son coeur (Luc 2,19; 51). Ce n'est pas qu'elle fut épargnée par les souffrances m elle se tient debout, la mère des douleurs, au pied de la croix, associée d'une manière éminente au sacrifice de la
résurrection ; et elle est aussi ouverte à la joie sans limite de la résurrection ; elle est élevée, corps et âme, dans la gloire ciel. La première des rachetés, immaculée dès sa conception, l'incomparable demeure de l'Esprit, le pur support du rédempteur de l'humanité, elle est en même temps la Fille bien-aimée de Dieu et, en Christ, la Mère de tous Elle est le modèle parfait de I Eglise a la fois sur terre et dans la gloire
En cet Avent, que l'exemple de Jean le Baptiste nous donne la force et le courage nécessaires pour transformer nos désert en jardins et notre vide en expérience chrétienne signifiante. Que l'audace de saint Paul et l'exemple de Marie, la « Vierge Fille de Sion » nous apprennent comment nous réjouir dans le Seigneur dont la venue est proche.


Un paroissien

 

 

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