Disciple missionnaire

La  rencontre organisée par le service diocésain de la catéchèse a permis aux prêtres et laïcs présents de nous interroger sur la baisse constante des enfants catéchisés dans notre diocèse, passant de 32,1 % en 1993 à 14,8% en 2015.

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L'urgence de la mission

Cette semaine, l'Eglise toute entière nous invite à célébrer la semaine missionnaire mondiale sous le thème 2017 "Ensemble, osons la mission !". La mission est au cœur de la foi chrétienne et donc de la vie de l’Eglise et donc de nos communautés.

Au-delà de ce qui apparaît formules toutes faites, nous avons à réaliser autour de nous cette urgence de la mission. Elle n'est plus en effet seulement à réaliser dans les pays lointains d'Afrique ou d'Amérique latine.  D'ailleurs ces pays se portent plutôt bien comme le souligne l’agence Fides  dans sa présentation faite au Vatican le 20 octobre dernier. Pour l'année, le nombre de catholiques a augmenté de 12,5 millions partout sauf en Europe. Plus localement, cette semaine, la  rencontre organisée par le service diocésain de la catéchèse a permis aux prêtres et laïcs présents de nous interroger sur la baisse constante des enfants catéchisés dans notre diocèse, passant de 32,1 % en 1993 à 14,8% en 2015. Ce ne sont pas simplement des mots ou des chiffres mais, comme le soulignait Mgr. Ricard, ces constats sont le reflet de toute la vie de notre Eglise diocésaine, française ou européenne.

France, terre de mission ! Car si c'est bien toute l'Eglise qui est appelée à redevenir toute entière missionnaire, cela passe donc aussi par notre communauté paroissiale, nos familles, nos propres vies. Voilà bien quelque chose de concret qui passe par des actes et des paroles de confiance, utiles et nécessaires pour toute une vie.

Récemment, lors d'obsèques, j'ai été surpris et quand même peiné par l'attitude de nombreux petits enfants. Cette famille était unie dans l'affection et la peine autour de la personne qui était enterrée mais bien absente, lointaine du moins, de ce que nous étions en train de vivre. Or, nous avions tellement à leur offrir, leur proposant d'entrer avec nous dans une espérance divine plus forte pour un défunt que tout désespoir ou néant.  

"La puissance de l’Evangile" dont parle saint Paul aux chrétiens de Thessalonique est aussi pour nous aujourd'hui. A nous, en vérité devant le Seigneur, de faire ce choix du Christ Jésus, mort et ressuscité pour nous afin, qu'avec lui et l'Esprit-Saint, nous entrions sans cesse dans cette espérance : nous sommes aimés et sauvés par un Dieu qui nous aime. Voilà le terreau et la mission de toute communauté vivante, voilà la nôtre !

 

vote curé, Jean-Laurent MARTIN

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