Eglise Saint Maurice

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Eglise répertoriée aux archives du diocèse de Bordeaux en 1398 sous le nom « In archipresbyteratu de Bogio Experius de Gujan »,

 

 

A partir d'une tour carrée en alios, datant du XIIIème siècle, un lieu de culte fût construit en ce même emplacement où est l'église Saint-Maurice. Chapelle ou église ? Les archives n'ont point livré leur secret.


En 1355, Amanieu de Bedat, dépendant du Prieuré Notre Dame des Monts à la Teste de Buch, fut nommé chapelain.


En 1398, la paroisse est répertoriée au diocèse sous le nom de "Sanctus Exuperius de Gujan de Bogio".
 

 

 

 

A l'inrieur de l'église actuelle, la tour carrée est percée au Sud par une porte d'aspect moyenâgeux, première porte d'entrée. 

 

Au-dessus de cette porte, gravé dans la pierre, nous lisons le nom du fabriquant de la première flèche de bois : "Gérard Mesteyreau 1636"


Sur le côté Est de la tour, une porte cloutée renforcée d'une barre transversale, munie d'un judas, protégeait jadis l'accès de la nef. Au dessus du bénitier, une plaque de marbre noir rappelant le nom des oeuvriers et fabriquants du XVIIème siècle.

 

Le mélange des styles caractérise l'architecture de l'église. Gothique pour les arcs et baies, baroque pour le retable, fin de renaissance pour les actuels autels de la Sainte Vierge et de Saint-Michel.

Douze piliers bordent la nef, évoquant les douze apôtres, colonnes de l'Eglise, comme le rapporte Saint Paul dans l'épître aux Galates.

 

 


 

Sur le retable en noyer (1670) restauré en 2000, au centre, peinture d'une scène de l'Evangile représentant la confession de Pierre à Césarée ; au-dessus, le visage de Dieu et le globe terrestre surmonté de la croix. A droite, une statue de Saint Exupère, premier protecteur de la paroisse.

A gauche, Saint Maurice, choisi par les Pères Jésuites qui, en 1572, prennent en charge la paroisse sur ordre de l'Evêque Prévôt de Sanzac.

Près de l'actuel lac de la Magdeleine, les Pères Jésuites créent "une sauveté", lieu d'asile inviolable où fugitifs de toutes sortes étaient à l'abri de leurs poursuivants. Ils cultivent des terres et vendent leurs produits dans les échoppes autour de l'église.

 

Dans le croisillon sud, un autel est dédié à Marie; au dessus, une Vierge à l'enfant de 1680; à ses pieds, un bateau de la même époque, chaloupe comportant 12 matelots et le barreur appelé "Lou menet" ou "Le Prêtre", car il récitait des prières en traversant les passes.

 

Durant la deuxième partie du XIXème siècle, l'église fut agrandie et les autels restaurés. Le Conseil de fabrique jugeant nécessaire "de faire un autel plus digne de la Mère de Dieu" et, afin de placer le tabernacle, la chaloupe fut coupée... quatre des matelots disparurent!...


Dans le croisillon Nord, l'autel est dédié à Saint Michel, très vénéré dans la paroisse ; de part et d'autre se trouvent les statues de Saint François d'Assise et Sainte Claire.

 

En 1863, l'église fut rehaussée ; le clocher actuel en pierres de Saint Savinien remplace l'ancien clocher en bois.

 

En 1878, nouvelle restauration : agrandissement des ouvertures, mise en place des vitraux. M. Caussat, artiste Gujanais, peint la voûte et le chœur ainsi que les médaillons des trois autels.

 

En 1966, construction de la charpente actuelle, évoquant les membrures d'une coque de navire renversée.

 

Par ses nombreux ex-votos, l'église de Gujan porte les témoignages de ceux qui ont vécu et vivent de la mer.

Au-dessus de la petite porte, côté Sud, on voit une frégate de guerre, à vapeur, trois mâts, mixte, "La Clorinde", armée à Cherbourg en 1843.

 

Plus bas, à gauche, deux plaques de marbre rappelant l'une, le naufrage-sauvetage du 3 janvier 1904 dans les passes

et, l'autre, évoquant le naufrage de la "Baleine" en 1908.

 

Derrière la grille du Clair-oratoire où se trouvaient, jadis, les fonts baptismaux, on voit une maquette du bac à voile de plaisance "Président Malet".

A l'extérieur, la première tour en alios fût surmontée d'une deuxième tour au XVIIème siècle, afin de construire le clocher. Au dessus de l'horloge, orientée vers les quatre points cardinaux, figurent les symboles des évangélistes.

 

Douze piliers bordent la nef, évoquant les douze apôtres, colonnes de l'Eglise, comme le rapporte Saint Paul dans l'épître aux Galates.

 

 

 

 

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