Pour une communauté familiale

C’est cela l’Eglise : une communauté stable, fondée sur chacune des personnes, quel que soit son âge, quel que soit son milieu, et qui prend le temps de se préparer et de vivre sa mission de disciple à la suite du Christ.

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La famille est la cellule de base de la communauté humaine

La famille est la cellule de base de la communauté humaine. Elle peut changer de taille, de visage, elle n’en demeure pas moins essentielle. L’homme et la femme ont besoin d’aimer, d’être reconnus et aimés tels qu’ils sont.

 La famille est le premier lieu où les hommes et les femmes apprennent la confiance en eux-mêmes et la confiance dans les autres. La famille permet, en effet, de découvrir que chacun a sa place dans une histoire, dans un réseau, sans avoir à le mériter, dans le respect des différences particulières : âge, sexe, qualités ou faiblesses.

 Si dans les premiers mots de notre vision pastorale, nous désirons insérer la dimension familiale, c’est que nous recherchons cette valeur au sein de notre communauté, avec les prérogatives citées ci-dessus. Une communauté avec ses joies et avec ses peines.

 Comme au sein d’une famille, nous touchons du doigt notre fragilité. Dans un monde si enclin à développer la dimension de l’individualisme, le désir même de vivre une communauté familiale est à contre-courant de la pensée de notre temps. Mais c’est justement face à cette fragilité que nous devons promouvoir la beauté familiale d’une communauté : c’est souvent au cœur de nos familles que nous trouvons la force d’avancer face aux épreuves, c’est dans notre communauté familiale que nous devrions trouver l’élan face aux difficultés.

Mais comme dans une famille, la communauté doit être le lieu où chacun puisse s’épanouir, dans le respect de la dignité humaine, en soutenant les plus pauvres et en instaurant un climat de confiance.

C’est cela l’Eglise : une communauté stable, fondée sur chacune des personnes, quel que soit son âge, quel que soit son milieu, et qui prend le temps de se préparer et de vivre sa mission de disciple à la suite du Christ.

 A l’aube de notre carême, demandons au Seigneur de nous aider à dire les bonnes paroles et à poser les bons gestes pour que nous continuions à mieux entreprendre cette dimension familiale au sein de notre communauté.

 

abbé Thomas GAUCHER, vicaire

Ce que nous dit aussi le pape François

Audience générale du pape François - 09/09/2015
La communauté chrétienne est la maison de ceux qui croient en Jésus comme source de la fraternité entre tous les hommes. L'Église marche au milieu des peuples, dans l'histoire des hommes et des femmes, des pères et des mères, des fils et des filles : c'est l'histoire qui compte pour le Seigneur. Les grands événements des puissances de ce monde sont écrits dans les livres d'histoire et restent là. Mais l'histoire des liens d'affections humains s'écrit directement dans le cœur de Dieu; et c'est l'histoire qui demeure pour l'éternité. Tel est le lieu de la vie et de la foi. La famille est le lieu de notre initiation - irremplaçable, indélébile - à cette histoire. À cette histoire de vie en plénitude, qui finira dans la contemplation de Dieu pour toute l'éternité au Ciel, mais qui commence en famille ! C'est pour cela que la famille est si importante.

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Le Fils de Dieu apprit l'histoire humaine par cette voie, et il la parcourut jusqu'au bout (cf. He 2, 18; 5, 8). lI est beau de recommencer à contempler Jésus et les signes de ce lien: Il naquit dans une famille et c'est là qu' il apprit le monde » : une échoppe, quatre maisons, une petit village de rien du tout. Pourtant, en vivant pendant trente ans cette expérience, Jésus assimila la condition humaine, l'accueillant dans sa communion avec le Père et dans sa mission apostolique elle-même. Ensuite, quand il quitta Nazareth et qu'il commença sa vie publique, Jésus forma autour de lui une communauté, une « assemblée », c'est-à-dire une convocation de personnes. Cela est la signification du mot « église ».

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La communauté est un lieu d'unité où il y a une ouverture à la communion fraternelle et une grande ouverture du cœur pour accueillir l'autre avec ses richesses et ses faiblesses. Rappelons-nous que l'unité est un fruit de l'Esprit Saint! Il nous invite également à vivre la communion fraternelle avec les autres communautés chrétiennes de notre communion de communautés, avec l'Église diocésaine et avec l'Église universelle.

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Compendium de la doctrine sociale de l'Eglise - Conseil pontifical Justice et paix 2004.
213. La famille, communauté naturelle au sein de laquelle s'expérimente la socialité humaine, contribue d'une manière unique et irremplaçable au bien de la société. En effet, la communauté familiale naît de la communion des personnes: « La "communion" concerne la relation personnelle entre le "je" et le "tu". La "communauté" dépasse au contraire ce schéma dans la direction d'une "société", d'un "nous". La famille, communauté de personnes, est donc la première "société" humaine ».
Une société à la mesure de la famille est la meilleure garantie contre toute dérive de type individualiste ou collectiviste, car en elle la personne est toujours au centre de l'attention en tant que fin et jamais comme moyen. Il est tout à fait évident que le bien des personnes et le bon fonctionnement de la société sont étroitement liés « à la prospérité de la communauté conjugale et familiale ». Sans familles fortes dans la communion et stables dans l'engagement, les peuples s'affaiblissent. C'est dans la famille que sont inculquées dès les premières années de vie les valeurs morales, que se transmettent le patrimoine spirituel de la communauté religieuse et le patrimoine culturel de la nation. C'est en elle que l'on fait l'apprentissage des responsabilités sociales et de la solidarité

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