Pour une communauté qui s'engage à partager

C’est de cette double notion de disciple-missionnaire que nous pouvons comprendre la dimension du partage dans une communauté.

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L’importance de nous former...

Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. (Mt 28, 19-20)

Nous sommes des disciples. Notre communauté chrétienne a reçu et continue de recevoir par le Christ la joie de l’Evangile. Mais nous sommes des missionnaires. A travers les quatre évangiles nous pouvons lire la demande explicite du Christ de porter cette bonne nouvelle aux habitants du monde.

C’est de cette double notion de disciple-missionnaire que nous pouvons comprendre la dimension du partage dans une communauté.

Pour pouvoir partager, il faut déjà avoir acquis ce que l’on désire partager. Nous recevons du Christ à travers notre vie chrétienne l’Evangile qui donne la vie. Mais nous sommes appelés à mieux comprendre Dieu qui désire venir à notre rencontre. D’où l’importance de nous former. Nous former pour mieux le connaitre. Plus nous le connaissons, plus nous l’aimons.

Mais cet amour que nous recevons, nous sommes appelés à le déployer. A travers cette parole du Christ de partir pour former des disciples, c’est plus qu’un commandement qu’il nous donne. Il s’agit d’une nécessité interne car nous ne désirons pas que l’amour meure dans notre cœur.

Il est vrai que les progrès de la science et le développement de nos moyens de communication nous donne le sentiment que le message que nous transmettons est dépassé. Mais ce que nous devons comprendre c’est qu’il ne s’agit pas pour nous d’imposer ni d’importuner mais de partager. Car cela fait partie du mouvement naturel de notre communauté chrétienne. Et c’est en fonction des circonstances du monde de notre temps que nous continuons à partager. C’est en ce sens, que Saint Jean-Paul II a entamé la démarche de « la nouvelle évangélisation ».

Habités par l’amour de Dieu, engageons-nous à partager ce qui nous fait vivre et devenons les disciples-missionnaires que le Christ désire.

 

Abbé Thomas GAUCHER, vicaire

 

Ce qu'en dit le pape Fançois

Discours du pape François aux enfants de l'Action catholique italienne (2016)
"Notre Père nous est toujours fidèle et ne cesse jamais de nous aimer, de suivre nos pas et même de courir après nous quand nous nous éloignons un peu. C'est pour cela que dans le cœur du chrétien, il y a toujours la joie. Toujours! Et cette joie se multiplie quand on la partage! La joie accueillie comme un don demande à être témoignée dans toutes nos relations : en famille, à l'école, en paroisse, partout".

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 'La joie de l'amour' Exhortation apostolique du pape François (2016)
110. Quand une personne qui aime peut faire du bien à une autre, ou quand il voit que la vie va bien pour l'autre, elle le vit avec joie, et de cette manière elle rend gloire à Dieu, parce que « Dieu aime celui qui donne avec joie » (2Co 9, 7). Notre Seigneur apprécie de manière spéciale celui qui se réjouit du bonheur de l'autre. Si nous n'alimentons pas notre capacité de nous réjouir du bien de l'autre, et surtout si nous nous concentrons sur nos propres besoins, nous nous condamnons à vivre avec peu de joie, puisque, comme l'a dit Jésus: « Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir» (Ac 20, 35). La famille doit toujours être un lieu où celui qui obtient quelque chose de bon dans la vie, sait qu'on le fêtera avec lui.

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127. L'amour d'amitié s'appelle "charité" quand on saisit et apprécie la "grande valeur" de l'autre. La beauté - la "grande valeur" de l'autre qui ne coïncide pas avec ses attraits physiques ou psychologiques - nous permet d'expérimenter la sacralité de sa personne, sans l'impérieuse nécessité de la posséder. Dans la société de consommation, le sens esthétique s'appauvrit, et ainsi la joie s'éteint. Tout est fait pour être acheté, possédé ou consommé; les personnes aussi. La tendresse, en revanche est une manifestation de cet amour qui se libère du désir de possession égoïste. Elle nous conduit à vibrer face à une personne avec un immense respect et avec une certaine peur de lui faire du tort ou de la priver de sa liberté. L'amour de l'autre implique ce goût de contempler et de valoriser le beau et la sacralité de son être personnel, qui existe au-delà de mes nécessités. Cela me permet de chercher son bien quand je sais qu'il ne peut être à moi ou quand il est devenu physiquement laid, agressif ou gênant. Voilà pourquoi « c'est parce qu'on aime une personne qu'on lui fait don de quelque chose ».

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Extrait de l'homélie du pape François faite le 06/02/2017
Pourquoi Dieu a-t-il créé le monde ? Simplement pour partager sa plénitude, pour avoir quelqu'un auquel donner, avec lequel partager sa plénitude.» Et dans la re-création, Dieu invite son Fils pour «ré-organiser» : Il fait du «laid un beau, de l'erreur une vérité, du mauvais un bon». Quand Jésus dit: le Père oeuvre toujours, moi aussi j'oeuvre toujours, les docteurs de la loi se scandalisèrent et voulaient le tuer pour cela. Pourquoi ? Parce qu'ils ne savaient pas recevoir les choses de Dieu comme un don Seulement comme une décision de justice: "Voilà les commandements. Mais il y en a peu, nous en faisons en plus." Et au lieu d'ouvrir le coeur au don, ils se sont cachés, ils ont cherché refuge dans la rigidité des Commandements, qu'ils ont multiplié jusqu'à 500 ou plus... Ils ne savaient pas recevoir le don. Et le don se reçoit seulement avec la liberté. Et ces rigides avaient peur de la liberté que Dieu nous donne. Ils avaient peur de l'amour".

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Pour cela, aujourd'hui, nous avons loué le Père : "Tu es grand, Seigneur ! Je t'aime tellement, parce que tu m'as donné ce don. Tu m'as sauvé, tu m'as créé." Et ceci est la prière de louange, la prière de joie, la prière qui nous donne la joie de la vie chrétienne. Et non pas cette prière fermée, triste, de la personne qui ne sait jamais recevoir un don parce qu'elle a peur de la liberté que porte toujours avec soi un don. Il sait seulement faire le devoir, mais le devoir fermé. Esclaves du devoir, mais pas de l'amour. Quand tu deviens esclave de l'amour, tu es libre ! C'est un bel esclavage, ça!

 

 

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